C’est toutefois au contact du cheval et au cours des randonnées équestres que se vivent les émotions constructives les plus fortes. En effet, le cavalier doit être respecté par le cheval sans être craint, il faut, pour travailler avec les chevaux, être ferme sans devenir violent. Les soins tant pour le cheval que pour le matériel obligent à la patience. Les échecs rencontrés lors de l’apprentissage de l’équitation, stimulent des compétences à gérer et surmonter les frustrations. Les préparations des randonnées, itinéraires, points d’eau, bivouac, etc… développent le sens des responsabilités, car, pour chaque tâche, un adolescent se désigne.
Les randonnées d’hiver créent des groupes qui se découvrent solidaires, le partage est souvent plus équitable. Les adolescents, qui doivent faire face à des conditions climatiques plus rudes que l’été, ont une vision moins galvaudée de leur condition physique. Ils se découvrent réellement et apprennent beaucoup sur eux-mêmes. Le contact avec le cheval est vecteur d’émotions structurantes et réparatrices. |